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Justizze. Art. 44 LEI

Tribunal fédéral

Époux étranger séparé après regroupement familial : recours contre révocation de l'autorisation de séjour irrecevable car absence de droit subjectif (art. 44 LEI)

Date
13.06.2019
Numéro de dossier
2C_548/2019
Cour
II. Öffentlich-rechtliche Abteilung
Issue
Irrecevable

Normes déterminantes

Art. 44 LEI Art. 50 LEI Art. 58a LEI Art. 83 LTF Art. 106 LTF Art. 108 LTF Art. 77 OASA

Résumé

Un ressortissant serbe, titulaire d’une autorisation de séjour en Suisse pour regroupement familial avec son épouse bosniaque résidente en Suisse, a vu cette autorisation révoquée après deux séparations successives du couple. Il a formé un recours contre l’arrêt du Tribunal cantonal du canton de Vaud qui avait rejeté son recours contre la décision de révocation. Le recourant demandait principalement la prolongation de son autorisation de séjour et, subsidiairement, le renvoi de la cause pour examen des critères d’intégration. La question centrale était de savoir si le recours en matière de droit public était recevable contre la décision de révocation de l’autorisation de séjour.

Le Tribunal fédéral déclare le recours irrecevable sans entrer dans l’examen du fond de la révocation de l’autorisation de séjour.

Le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions en matière de droit des étrangers relatives à une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne confèrent un droit subjectif (art. 83 let. c ch. 2 LTF). Or, les dispositions invoquées par le recourant — art. 44 LEI et art. 77 OASA — sont formulées de manière potestative et ne créent aucun droit à l’octroi ou à la prolongation d’une autorisation de séjour. L’art. 50 LEI, également invoqué, ne s’applique pas car il ne protège que le conjoint ou l’enfant mineur d’un ressortissant suisse ou d’un titulaire d’une autorisation d’établissement, ce qui n’est pas le cas du recourant. En l’absence de droit subjectif, le recourant ne dispose pas d’une position juridique protégée lui conférant la qualité pour agir, ce qui rend également irrecevable le recours constitutionnel subsidiaire (art. 115 let. b LTF). Aucune violation autonome de garanties procédurales n’étant alléguée, le recours est déclaré manifestement irrecevable selon la procédure simplifiée (art. 108 al. 1 let. a et art. 108 LTF). Le recourant supporte les frais judiciaires de 800 francs (art. 66 al. 1 LTF) et ne reçoit aucune allocation de dépens (art. 68 al. 1 et 3 LTF).

Cette décision illustre la stricte application du principe d’irrecevabilité des recours contre des décisions discrétionnaires en matière de droit des étrangers lorsque l’intéressé ne peut fonder sa demande sur un droit subjectif clairement établi par le droit fédéral ou international.

Décision originale auprès du tribunal ↗

Le résumé, l'issue et les normes déterminantes sont établis automatiquement et peuvent contenir des erreurs. Seule la décision originale fait foi. Pas de conseil juridique.

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